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Le Taennchel
Avant-propos





Montagne sacrée, montagne magique, montagne mystérieuse, le massif du Taennchel fait l’objet dans les pages sur ce site d’une présentation globale au regard des dernières découvertes faites sur le terrain.
A notre connaissance, aucune recherche archéologique officielle n’a été effectuée sur ce massif. C’est pourquoi, trois archéologues du PAIR (Pôle Archéologique Interrégional Rhénan) se sont rendus sur ce lieu à la demande et en compagnie de Pascal Bosshardt au printemps 2010. Cette 1ère approche a permis de dégager une idée générale de l’occupation du Taennchel et de voir en détail certains éléments précis.
Une autre sortie a eu lieu au courant de l’automne de la même année avec des membres du cercle historique de Ribeauvillé.
Selon plusieurs historiens, l’origine du nom "Taennchel" viendrait de "taen" qui signifie "chêne" en celte. Le droit de glander au Taennchel (ramassage des glands, fruit du chêne, est un droit que l’on retrouve souvent dans les écrits de cette période. Par contre, nous ne savons pas si le Taennchel était recouvert de chênes pendant la période celte. Il est plus probable que le nom vienne du dérivé celtique "Dun" qui veut dire montagne ou enceinte fortifiée. Ce nom est à l’origine de "Donon" et "Altitona" (enceinte sur les hauteurs). Dans les plus anciens écrits, le mot "Taennchel" est orthographié "Dannchel" ou "Dennchel". Aujourd’hui il est curieux de noter que malgré son orthographe actuelle, le dialecte alsacien ( mais non l’allemand) a gardé sa prononciation d’origine "Dannichel".

Il est donc primordial d’étudier les restes des vestiges mis en place par l’homme.  Mis à part le Mur Païen, il en reste un certain nombre mais qui sont difficilement décelable pour un œil non averti.
En tant que lieu d’habitat, il semble que l’occupation ne se soit pas faite de manière continue durant les différentes périodes de l’Histoire mais plutôt de façon épisodique. Si certains abris sous roche ont servi de protection lors de la protohistoire (mésolithique-paléolithique), il semble que ces lieux n’aient pas eu des conditions optimales pour l’édification d’habitations par les Celtes. Une « utilisation » cultuelle du lieu semble plus appropriée.
De mystérieuses pierres demi-circulaires levées ou dressées par l’homme, trois actuellement identifiées, pourraient être les derniers vestiges d’une occupation très ancienne du Taennchel.
Après la période romaine dont nous ne savons rien en cet endroit vint le début du Haut Moyen-âge qui a vu la mise en place de grands territoires ecclésiaux. A la fin du VIIème  siècle, le Taennchel fit partie  de ces grands domaines appartenant d’une part  à l’abbaye de Moyenmoutier et d’autre part, à la fin du VIIIème siècle  à l’abbaye de Saint Denis sous la direction de l’abbé Fulrad de Lièpvre.  C’est durant cette période que fut construit le mur païen pour matérialiser les différents territoires.
Puis le Taennchel fut exploités par les moines des Verreries dont le sable et le bois servit pour la fabrication du verre. Ce fut également un grand domaine de chasse pour les Seigneurs de Ribeaupierre de Ribeauvillé. Les enjeux pour ce massif furent nombreux et les abornements identifiables  présents depuis le  XIIème siècle résultent souvent des nombreux litiges pour la possession des lieux.
L’esprit romantique du XIXème siècle a donné le nom à beaucoup des rochers du Taennchel.
L’érosion a façonné une montagne à l’aspect tourmenté et chaotique. Les courants telluriques présents dans le sol et canalisés ici ont-ils atteint une densité hors du commun ?
Certaines personnes en sont réceptives et aujourd’hui le Taennchel est devenu une destinée pour un grand nombre de personnes venant communier avec ce lieu magique.
 Et la boucle est bouclée : hier comme aujourd’hui, le Taennchel a été « habité ».
  
Sur le rocher du Reinolstein a été gravée une tête. Le mystère reste entier quant à l’origine et la raison de cette gravure.